1943

La douloureuse litanie des bombardements se poursuit sur Brest et son agglomération. Malgré les destructions et les pertes, les Brestois conservent foi en les alliés et l’esprit de résistance augmente de manière considérable. Baptiste Faucher devient le chef militaire des FFI hors de Brest. Parallèlement les allemands se montrent de plus en plus dur avec la population. Les arrestations se multiplient, notamment celle d’Alice Coudol. Mais cette année reste relativement calme avant la tempête qui se prépare…


01 Janvier – Vers 20h30, des marins et soldats allemands sortent du cinéma Eden lorsqu’un individu lance sur eux un engin explosif. Résultat, cinq blessés. L’auteur de l’attentat a réussi à prendre la fuite. Des réçits ultérieurs attribuent cette audacieuse attaque à Yves Giloux.


03 Janvier – Un attentat vise l’hôtel de la paix, rue Algésiras où résident l’organisation Todt, pas de victime. (D’autres sources évoquent le 2 Janvier). Un Raid aérien de la R.A.F a lieu le même jour; On dénombre 6 tués et neuf blessés à Brest.


04 Janvier – A St Marc, c’est la porte d’un logement de servants de FLAK qui est attaquée à l’explosif. Ils appréhendent un individu à la suite de cet attentat.


05 Janvier – La Kreiskommandantur est à son tour la cible d’un attentat. Les terroristes sont insaisissables.


07 Janvier – L’Hôtel Moderne, siège de la Standortkommandantur est la cible d’un colis piégé de faible puissance. Deux hommes sont blessés néanmoins par l’attentat.


10 Janvier – Le pont-route de la ligne Brest / Lesneven est attaqué à l’explosif. A St Pierre, au 63 de la rue Jean-Jaurès, un ballon de barrage tombe et prend feu.


15 Janvier – Henri Lambert, Marcel Peucat, Jean Sizorn et Marcel Briand se rencontrent vers 20h rue du Gaz à Landerneau. C’est la naissance du groupe FTP Lambert.

Marcel Peucat

Jean Sizorn


17 Janvier – Le tableau électrique du dépôt ferroviaire de Brest est saboté. Deux cheminots seront arrêtés ultérieurement par la police Française; Interrogés, torturés, ils seront fusillés au Mont-Valérien le 17 Septembre. Pourtant dans son rapport, la SNCF indique que cette coupure de courant est due à une bombe tombée sur le dépôt. De plus, sur la liste des personnes fusillés le 17/09/43 nous n’avons trouvé que Jean-Marie Teurroc comme travailleur à la SNCF, pas de trace de l’autre personne.

Archives S.N.C.F


23 Janvier – Entre 14h15 et 14h30, la ville de Brest subit un bombardement de la base sous-marine. Le port de commerce est touché, une trentaine de victimes à déplorer (Une autre source évoque 14 tués et une vingtaine de blessés). Un bon nombre de victime est due à une bombe tombée sur la voûte du tunnel de l’arsenal où s’étaient réfugiés des ouvriers, dont Camille LUCHT. Des bombes tombent également sur le quai de la Douane. Une locomotive est avariée. Un avion américain est abattu et s’écrase en mer. La voie ferroviaire de l’arsenal est coupée sur 20 à 25 mètres par deux bombes. Photo de Camille Lucht avec l’aimable autorisation de sa petite-fille. 

Camille Lucht


28 Janvier – La fermeture de toutes les écoles est décidée (ou presque).


10 Février – Le journal La Dépêche vante les mérites de la Milice de Pierre Laval.


Nuit du 13 au 14 Février – Un bombardier des Alliés est descendu par la Flak allemande. Deux Brestois sont blessés par des éclats.


15 Février – Un train de 11 wagons part en direction du Loir-et-Cher avec 500 volontaires à son bord pour échapper aux bombardements. Le Maire Eusen est présent au départ. C’est le colonel Henry de Réals qui est chargé de l’organisation et du chargement.


16 Février – Le gouvernement de Vichy instaure le S.T.O pour les jeunes de 20 à 23 ans. De nombreux réfractaires rejoindront les rangs de la résistance.


21 Février – Double sabotage de ligne téléphonique allemande au Conquet.


27 Février – le VIIIe Bomber Command U.S effectue un raid sur le port de Brest. On dénombre 44 victimes dont 21 femmes et 5 enfants. Il y a également une trentaine de blessés et l’on parle de 200 habitations détruites ou endommagées. L’Ecole Pratique et la pouponnière sont détruites dans ce raid. Vers 9 heures des réfugiés Brestois arrivent à Romorantin dans le Loir-et-Cher.


03 Mars – Victor Le Gorgeu, que l’on soupçonne d’agir dans l’ombre contre l’occupant et Vichy, est arrêté par la Gestapo (Ndr SD plutôt) et mis au secret à la prison de Pontaniou. On ne trouve rien d’illégal à lui reprocher, il sera relâché après 24h de garde à vue.


04 Mars – A 18 heures, c’est près de 400 enfants qui partent pour être mis à l’abri dans la Sarthe. Ces enfants seront répartis dans les communes d’Alençon et de Sable. C’est le cinquième départ pour ce département.


05 Mars – Une centaine de garçons devant passer une visite médicale en vue du STO se concertent pour désobéir. Ils saccagent l’école Guérin où la visite médicale devait avoir lieu avant d’aller dans la rue Jean Jaurès puis sur la place Anatole France. Des chants comme la Marseillaise et l’Internationale sont chantés à tue-tête. Une dizaine de garçons seront arrêtés et écoperont de sanctions lourdes, certains seront déportés; Guy Bernard, Etienne Cochennec. Tous ne reviendront pas; comme Joseph Le Brusq, déporté à Oranienburg. (Une autre source évoque le 04 Mars)


06 Mars – La base sous-marine est visée par 15 bombardiers B-24 américains protégés par un escadron de Spitfires. 40 Tonnes de bombes sont largués. La route de Penfeld à Poulcanastroc est particulièrement touchée, on dénombre 32 victimes. Du côté des aviateurs, 3 avions anglais sont abattus et un du côté allemand.


09 Mars – Le sixième train de réfugiés part pour Romorantin avec 500 passagers à bord vers 21h30.


11 Mars – Le huitième train de réfugiés pour la Sarthe part à 18 heures.


12 Mars – Le neuvième train de réfugiés pour la Sarthe part à 18h10 avec 617 personnes à bord.


15 Mars – Le dixième train de réfugiés pour la Sarthe part à 17h40 avec environ 500 personnes à bord.


16 Mars – Le lieutenant-colonel Baptiste Faucher dit commandant Louis, membre du mouvement Défense de la France devient le chef militaire hors de Brest de l’Armée secrète.


Photo prise le 17 Septembre 1944 lors de la remise de la Bronze Star Medal par le général américain Charles H. Gerhardt de la 29th Division d’Infanterie. Avec l’aimable autorisation de Thomas Hatfield, historien américain et biographe du Colonel Rudder. 


22 Mars – Sur la ligne de car Saint-Renan / Brest, les civils français sont contraints d’abandonner le car. Comme ils protestent, leurs bagages sont jetés au bas de la plateforme du car. Les civils répliquent et font subir le même sort aux paquetages des allemands. Furieux ceux-ci sortent leurs armes et menacent d’en faire usage.


24 MarsPierre Bertrand, maire de Lyon, vient à Brest pour constater les dégâts sur la cité martyre que sa ville parraine. Il en profite pour donner de nouveaux chèques pour aider les sinistrés. Il annonce également le don d’une ambulance à gazogène. Le président de la Croix Rouge de Brest, Henry Boscals de Réals, l’en félicite. Pour remercier la ville de Lyon, on renomme une artère de Brest; la rue de la Mairie devient donc la Rue de Lyon.


04 Avril – Une manifestation contre le S.T.O se déroule à Landerneau.


05 Avril – Un pétrolier est repéré par la R.A.F dans la rade, déclenchant un bombardement immédiat. La Flak repousse l’attaque qui échoue, sur le trajet de retour, un VENTURA est abattu et s’écrase à Lestréonné en Ploudalmézeau. Quatre aviateurs sont enterrés dans le cimetière communal, les honneurs sont rendu par les Allemands. Deux autres avions s’abîment dans la manche et un quatrième peu avant son retour à la base. C’est la chasse allemande décollant de Guipavas qui les a traqué. Dans les combats, eux aussi ont perdu un appareil.


06 Avril – Départs par train de réfugiés civils Brestois pour la Sarthe. C’est le treizième départs pour ce département, cette fois, ils sont envoyés au Mans.


07 Avril – Des réfugiés civils Brestois sont envoyés à Vendome dans le Loir-et-Cher, c’est le quatorzième départs pour ce département. Du côté de Plouguerneau, un hydravion Catalina est contraint d’amerrir vers 13H45 par des chasseurs allemands. Joseph et François Abernot, pêcheurs, se porteront à son secours et récupéreront trois rescapés dont Tompson Keith. Trois membres de cet équipage perdent la vie: Harry Abrin et Roslyn Browne sont inhumés à Plouguerneau. la sépulture de Harry Abrin sera déplacée au cimetière anglais de Bayeux. Alan Rodgers sera quant à lui retrouvé du côté de Kerlouan, où il repose jusqu’en 1980, date à laquelle sa dépouille est transférée au cimetière anglais de St Charles de Percy (Calvados).

Sergeant ALAN RODGERS

ST BEES – WAR MEMORIALS

 


10 Avril – Le Vapeur Enez Eussa, reliant Brest et Ouessant est mitraillé par un avion anglais, faisant deux blessés. L’origine de l’attaque est surement due au fait que le navire battait pavillon allemand.


12 Avril – Un soldat allemand est tué à la limite de Guipavas et de Kersaint-Plabennec. Au Rody, des wagons sont sabotés.


13 Avril – Sur conseils de ses amis, Alice Coudol démarche le gendarme Jean-François Derrien à Lannilis qui deviendra par la suite responsable cantonal de la Résistance puis chef de Bataillon FFI.


15 Avril – Le 15ème départ de réfugiés pour le département du Loir-et-Cher à destination de Vendôme part à 9 heures.


16 Avril – Vers 14 heures, un raid aérien de 19 Libérators larguent 52 Tonnes de bombes sur Brest. Un chasseur allié est abattu du côté de Plouguerneau, son pilote: MacLachlan y est enterré. Un deuxième chasseur est abattu au dessus de Plouguin et deux B-24 sont également à rajouter dans les pertes, un en mer et l’autre sur terre. La centrale électrique du Portzic, la corderie du port militaire sont endommagés ainsi que les réserves de mines et torpilles. Le bureau de la gare et le hall sont également touchés. On compte 8 morts et 18 blessés.


24 Avril – Incendie par la résistance d’un local de l’organisation Todt.


27 Avril – Alice Coudol revient voir le gendarme Derrien à Lannilis, celui-ci accepte d’entrer dans le réseau Alliance après avoir entendu un message le concernant à la BBC. Ce message fut demandé par Alice Coudol pour prouver à Derrien que celle-ci était bien résistante.


28 Avril – Pétards à la centrale électrique de l’arsenal.


01 Mai – Paul Fonferrier, dit Rossignol, prend le commandement de la résistance dans le Finistère. Le gendarme Jean-François Derrien devient lui responsable de la Résistance à Lannilis. A Crozon et Lambézellec, des lignes électriques et téléphoniques sont endommagés par la résistance. Photo de Paul Fonferrier publiée avec l’aimable autorisation de son petit-fils. 

LIRE LA BIOGRAPHIE DE PAUL FONFERRIER


08 Mai – Le cardinal et l’évêque de Lyon sont en visite à Brest sur invitation du chanoine Courtet. Ils restent trois jours où les hautes autorités du secteur les reçoivent. Réciprocité de culte envers les deux villes jumelées.


09 Mai – Le canot de l’Empereur Napoléon quitte Brest sous escorte allemande pour être transféré au musée de la Marine au Palais de Chaillot. Des volontaires de la Défense Passive posent pour une photo devant l’église de Saint-Pierre à Brest. Photo des Archives de Brest.

ARCHIVES EN LIGNE DE BREST

 Si vous identifiez une personne sur le cliché, contactez-nous.

 


11 Mai – Destructions de câbles à Ploumoguer.


13 Mai A Plouédern, un soldat allemand est trouvé assassiné, sa baïonnette est manquante.


15 Mai – Yves Hall, Michel Toulec et Marcel Morvan; résistants Brestois, cambriolent une chambre d’officier de l’organisation Todt rue Bailli, il y récupère un uniforme et une arme.


21 Mai – Suite à quelques incidents du genre, le préfet du Finistère rappelle par un communiqué aux citoyens de respecter la neutralité vis à vis des pilotes Alliés se posant en catastrophe. Ils ne doivent pas les aider et s’abstenir de toutes manifestations en faveur des aviateurs. Deux membres de la LVF font une descente en plein jour à la mairie de Lambézellec pour y dérober le buste de Marianne.


22 Mai – Victor Eusen rend la politesse à Lyon en se rendant là-bas. Les Lyonnais s’investissent pleinement pour aider les Brestois. L’U-441 appareille de Brest, c’est un sous-marin expérimental qui a pour mission de piéger les avions grâce à un équipement anti-aérien renforcé. Mais l’expérience s’achève le 11 Juillet dans le golfe de Gascogne où il est attaqué par trois avions qui lui inflige 13 blessés et 10 morts.

Page Wikipédia consacré à Victor Eusen

Victor Eusen – Chef de la Délégation Spéciale à Brest


24 Mai – Des membres de la LVF arrachent la photographie du comte François de La Rocque placé à l’entrée du restaurant des ADP de la place Wilson.


25 Mai – Au Petit Spernot à Lambézellec, 11 câbles téléphoniques allemands sont sectionnés.


08 Juin – A Brest, 100 Tonnes de paille brûlent.


10 Juin – Au Relecq-Kerhuon, sabotage de lignes téléphoniques. Dans le port de Brest, des appareils de la Wehrmacht sont endommagés ou volés.


11 Juin – Cinq membres de la LVF viennent encore une fois au restaurant des ADP place Wilson et rue Traverse et se livrent à des vandalismes.


24 Juin – Le terrain d’aviation de Guipavas est ciblé par un bombardement. Un chasseur et un bombardier anglais sont abattus, faisant 4 morts. Le pilote du chasseur est porté disparu.


25 Juin – A Camaret un câble allemand est coupé à Kerloch.


29 Juin – Le précédent communiqué du Préfet du Finistère semble n’avoir pas marqué les esprits, il doit réitérer la chose en faisant un nouveau communiqué beaucoup plus explicite; Il indique que les Allemands ne laisseront plus passer de tels actes et que les autorités allemands ont autorisés l’usage des armes en cas de manifestations hostiles.


05 Juillet – Un avion anglais est abattu au dessus de Plouguerneau tandis qu’au Conquet c’est un avion américain qui aurait été abattu.

  Nous manquons d’informations sur ce fait, si vous avez des éléments, contactez-nous.

06 Juillet – Le WELLINGTON HF601 du Sqn 466 Royal Air Force tombe en mer près de Porsliogan au Conquet. Les cinq aviateurs sont tués et enterrés au cimetière de Lochrist.

 Chaque année, le 18 Juin, une cérémonie rend hommage à ces victimes et à l’appel du Général De Gaulle sur le monument de la plage de Porsliogan au Conquet.

(Cliquer sur l’image pour agrandir)


09 Juillet – Des membres et proches du groupe résistant Ronsard sont arrêtés à Paris, au Mans ainsi qu’à Brest. François et Albertine Porzier dans leur restaurant rue de Lyon, Charles Jourde, industriel demeurant rue de la Vierge n’est pas épargné.


12 Juillet – Un raid est mené sur le terrain d’aviation de Guipavas.


13 Juillet – Un nouveau raid est mené sur le terrain d’aviation de Guipavas. La route national 12 est touchée; une fillette de onze ans est tuée. Entre Telgruc et Saint-Nic, 800 mètres de câbles allemand sont enlevés.


14 Juillet – Près de Portsall, a lieu une coupure de lignes téléphoniques.


15 Juillet – 15 tonnes de fourrage sont incendiées. Les résistants Toulec, Hall, Morvan et Beauvais cambriolent la chambre d’un Lieutenant allemand rue de la République. Ils récupèrent des armes, uniformes et papiers.


19 Juillet – Des câbles téléphoniques sont coupés entre Argol et Telgruc.


20 Juillet – Jean-François Sennelier est arrêté, il était étudiant et également l’un des initiateur du groupe de résistance Défense de la France dans le canton de St Renan. A Lambézellec des câbles  sont coupés.


28 Juillet – Yves Manach de Brest, 37 ans, est arrêté pour avoir écouté Radio Londres. Il sera déporté à Dora et y décédera le 13 Décembre 1943.


29 Juillet – Un sabotage fait exploser la ligne à haute tension à Guipavas. La même à Brasparts ce qui provoque une panne de courant à Brest.


02 Août – Le domicile d’un inspecteur allemand, Chef du ravitaillement de la Marine allemand à Brest est cambriolé par les résistants Beauvais, Hall et Rivière.


03 Août – Quelques bombes sont larguées sur Guipavas. Un avion Polonais est abattu à Plabennec, un autre à Bourg-Blanc. Un avion allemand est abattu au dessus de Plouvien.


Nuit du 12 au 13 Août – Des tracts Anglais sont largués au dessus de St Pierre-Quilbignon à destination des sous-mariniers allemands.


15 Août – Un combat aérien oppose la RAF à la Luftwaffe au dessus de Ploudaniel, Lesneven et le Folgoët. Plusieurs appareils seront abattus lors de ce combat.


19 Août – Un attentat vise le café Au bon Pinard de la rue Victor-Rossel.


20 Août – Attentat contre un magasin tenu par un étranger à Saint-Marc.


22 Août – Un immeuble réquisitionné par l’occupant est la cible d’un attentat à Saint-Marc.


28 Août – Un tribunal de guerre allemand condamne 19 Brestois à mort pour Actes de sabotage et de terrorisme contre les troupes d’occupations allemandes. Les condamnés sont: Albert Abalain, Lucien Argouach, André Berger, Louis Departout, Yves Giloux, Louis Le Bail, Paul Le Gent, Eugène Lafleur, Louis Le Guen, Paul Monot, Henri Moreau, Jean-Louis Primas, Jean Quintric, Albert Rannou, Albert Rolland, Étienne Rolland, Joseph Ropars, Jean-Marie Teuroc, Charles Vuillemin.

Jean-Louis Primas

Louis Le Bail

Louis Departout

Albert Abalain

André Berger

Eugène Lafleur

Paul Monot

Joseph Ropars

Description de l'image AlbertRolland.jpg.

Albert Rolland

Albert Rannou


30 Août – Deux avions anglais mitraillent à la hauteur de la Roche-Maurice un train de voyageurs parti de Brest alors que celui-ci croisait un autre train transportant lui, des marchandises. Bilan: 2 morts et 7 blessés graves. Du côté de l’Aber Wrac’h, deux personnes sont blessés par des éclats de DCA allemande suite au passage d’un avion anglais. A Lesneven, sur le marché, Alice Coudol rencontre l’étudiant Brestois Bernard Pierre dit Robin, chef départemental du réseau Défense de la France ainsi que Saïk Broc’h dit Broc’h Florette, secrétaire de mairie de Guissény, responsable cantonal du même réseau.

LIRE LA BIOGRAPHIE D’ALICE COUDOL (1923 – 1944)

Alice Coudol – Alias Violette

 Cote du dossier au SHD – AC 21 P 108976

31 Août – Le sous-marin japonais I-8 fait son entrée dans la rade de Brest (d’autres sources évoquent la date du 05 Septembre). Une explosion se produit à l’arsenal après un sabotage.

 Plusieurs sources divergent sur ce fait, si vous avez des éléments, contactez-nous.


09 Septembre – Des câbles sont sectionnés à Brélès.


17 Septembre – Les 19 condamnés Brestois du 28 Août sont fusillés à 16h au Mont Valérien.


22 Septembre – Un raid aérien vise le terrain d’aviation de Guipavas. Un compte une vingtaine de bombes dans les champs voisins.


24 Septembre – Marie-Madeleine Méric dit Hérisson émet, depuis Londres, un message pour Maurice Gillet du réseau Alliance. Le message l’informe que le réseau Rennais était semblerait-il tombé il y a trois jours et qu’une mission de récupération des agents par vedette de la Royal Navy était envisagée. Bombardement de Brest et de Guipavas entre 18 et 19h. Des bombes tombent également sur Penhoët et Kermacrour en Gouesnou. Le même jour, une quarantaine de bombes visent l’aérodrome de Lanvéoc dans la Presqu’île de Crozon.

Marie-Madeleine Méric


25 Septembre – Muni de faux papiers (au nom de Delmas), Joël Lemoigne, du réseau Alliance, descend en gare de Brest, ou peut être Landerneau. Il sonne à l’adresse des Gillet mais pas de réponses.


27 Septembre – Un coup de filet de la police allemande est mené contre le groupe Gillet du réseau Alliance à Brest et Porspoder (d’autres sources évoquent le 29 Septembre). Presque tout le groupe est arrêté: Maurice Gillet dit Licorne, son père, le colonel Léon Gillet, Pierre et René Guézennec.

 Plusieurs sources divergent sur ce fait, si vous avez des éléments, contactez-nous.

René Guezennec

Pierre Guezennec

Maurice Gillet


29 Septembre – Les résistants Le Grall, Hall et Beauvais s’attaquent à la mairie de Guilers pour y voler des tickets d’alimentation.


03 Octobre – Paul Masson, résistant du réseau Alliance est arrêté à son domicile au 49 rue Navarin. Il est amené à l’école Bonne-Nouvelle, siège du SD de Brest, où il est terriblement torturé lors de son interrogatoire.


04 Octobre – La téméraire Alice Coudol est arrêtée à Lesneven vers 8h, elle avait 20 ans. Elle sera déportée en Allemagne et abattue le 30 Novembre 1944 avec d’autres personnes du réseau.


05 Octobre – Le sous-marin japonais I-8 quitte Brest pour rejoindre Singapour. (Photo en haut de page)


07 Octobre – Premier contact entre le gendarme Derrien et Florette du Réseau Défense de la France.


08 Octobre – Bombardement du camp d’aviation du Poulmic; des bombes tombent sur le bourg de Lanvéoc et les villages de Kerboul, Kertanguy et Kerlann.


09 Octobre – Bombardement du terrain d’aviation de Guipavas.


12 Octobre – Un engin explose à l’atelier des machines.


22 Octobre – Broc’h Florette du réseau Défense de la France, rencontre le Chanoine Kerbrat et lui propose le commandement Militaire.


24 Octobre – A environ 6 km de Brest en direction de l’Est, au Relecq-Kerhuon sur la voie ferrée, un train avec locomotive et 15 wagons déraillent suite à un dévissage de rails. Un agent est tué.

Archives S.N.C.F


25 Octobre – Bombardement du terrain d’aviation de Lanvéoc. Deux avions anglais sont abattus, l’un s’écrase sur une maison.


26 Octobre – Vol de 20 Kg de tolite à Lambézellec, trois suspects sont arrêtés par une ronde de gardiens de la paix. Par dialogue, les trois complices arrivent à s’extraire des forces de l’ordre. Les trois hommes sont; Roger Paugam, Paul Coat et Hervé Tanguy.


28 Octobre – A Saint-Renan, une sentinelle allemande est visée par un attentat.


29 Octobre – Bombardement du terrain d’aviation de Guipavas. La mairie de Lesneven est attaquée par les résistants Le Grill, Hall et Beauvais qui subtilisent des tickets.


02 Novembre – Une ligne téléphonique allemande est coupée à Kersaint-Landunvez.


05 Novembre – Le Grand-Amiral Dönitz vient au château de Rosmorduc pour rencontrer les officiers, de la marine allemande, basés à Brest.


06 Novembre – La résistance fait dérailler un train et 21 wagons à la hauteur de La Forêt-Landerneau.


07 Novembre – Près de Landerneau se produit un déraillement de train et de ses 19 wagons suite à un sabotage.

Archives S.N.C.F


15 Novembre – Les Allemands évacuent l’île de Molène. Mais ceux-ci semblent revenir sur l’île peu après, voir le 25 Août 1944 pour plus d’informations. Les bureaux de l’O.B.L rue de la République à Brest sont cambriolés par Hall, Mazeas et Boulaire qui subtilisent des cachets et des papiers.


18 Novembre – Des bombes anglo-américaines tombent sur l’hôpital de Brest (un blessé léger). Un avion américain s’écrase à Kérinou. A Plabennec, un obus tombe sur le fournil d’une boulangerie. Un avion anglais en flamme, touché par la DCA, passe au dessus de Lannilis. Tous les aviateurs, de cet appareil, échapperont aux allemands.


20 Novembre – Lucas Gallic et Yves Hall s’emparent de tickets d’alimentations à la mairie de Guilers.

LIRE LE RAPPORT COMPLET – ARCHIVES DÉPARTEMENTALES DU FINISTÈRE

Le pharmacien Georges Roudaut est arrêté place Le Flô à Lesneven, il faisait parti du réseau Alliance. Il décédera en déportation au camp de Struthof le 01 Septembre 1944). A Kerlouan, des câbles téléphoniques sont sectionnés par la résistance.

Georges Roudaut


21 Novembre – Au Conquet a lieu un double sabotage de lignes téléphoniques allemandes. Jeanne Maistre est arrêtée suite à la série d’arrestation sur le groupe Alliance de Brest.


01 Décembre – Une sentinelle est attaquée à Saint-Renan. Entre Landerneau et Kerhuon, deux locomotives déraillent après un sabotage de la résistance.

Archives S.N.C.F


02 Décembre – Des jeunes gens tentent de s’introduire dans la mairie de Plougonvelin, mais ce cambriolage échoue. Il était destiné à récupérer des tickets d’alimentations.


05 Décembre – Entre Dirinon et Landerneau, un acte de sabotage fait dérailler deux machines et deux wagons dont deux voitures DCA. Ce sabotage est à l’initiative du groupe Lambert de Landerneau avec la participation de deux hommes du groupe Giloux de Brest. La section du Dr Le Bras du réseau Défense de la France se tenait en réserve.

Archives S.N.C.F


08 Décembre – A Guipavas, en Mergallon et Le Rody, deux pylônes électriques sont sabotés par la résistance.


09 Décembre – Roman-Constant Arghiropol d’Azir, membre du PPF est abattu d’une balle dans la poitrine par Michel Toullec et Marcel Morvan, alors qu’il tentait d’arrêter un résistant au 16 rue Kergorju. Léopold Fillang, représentant de la LVF, est visé par des tirs à la sortie du Tivoli. Sabotage de la ligne à haute tension au Vallon à Brest.


10 Décembre – A Brest; Léopold Fillang, de la LVF fait irruption chez un restaurateur au 3 rue du Télégraphe. Il est chaperonné par Louis-Marie-Maurice Zller, capitaine de la LVF travaillant pour l’Abwehr. Le restaurateur est malmené, pillé et volé. Son épouse incarcérée à St Martin et l’employée de maison est longuement interrogée. Rue d’Armorique on sabote un transformateur.


13 Décembre – Tentative de sabotage de la voie au niveau du Ruffa à Lambézellec.


16 Décembre – A recouvrance, quelques minutes avant le couvre-feu, deux gardiens de la paix sont désarmés et ligotés par une demi-douzaine de garçons sortant d’un véhicule. Cela mené sans bavure, ils se dirigent vers le débit de la rue Pierre Ozanne. Ils tiennent en respect le patron, sa femme et deux clients puis effectuent un prélèvement de stock sur les cigarettes. Ils promettent de régler leur dette, chose qu’ils feront quelques semaines après.


17 Décembre – Avec la complicité de la mairie, non sans un petit cafouillage, un simulacre de vol à main armé est organisé à Lesneven pour y récupérer de quoi alimenter près de 5 000 personnes en tickets d’alimentations. L’opération est monté par le réseau Défense de la France et mené par Georges Dauriac.


19 Décembre – Déraillement entre Landerneau et Dirinon suite à un sabotage.

Archives S.N.C.F


24 Décembre – Bombardement du terrain d’aviation de Guipavas par 12 bombardiers.


25 Décembre – Sept réfractaires au STO attaquent au soir le commissariat de police de Lambézellec. Il bâillonnent et ligotent le planton avant de rafler les tickets d’alimentation et d’autres objets dont, quatre bouteilles de vin.


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